20 Janvier 2009
Interview de L. RIGAUD, Focus sur l’Informatique Décisionnelle
Après une formation d’ingénieur Sup’Aéro, Lionel RIGAUD a débuté sa carrière d’ingénieur d’études puis de chef de projet dans une société d’informatique décisionnelle. Puis, dans une seconde SSII, il a créé le département Business Intelligence (BI), et a évolué vers un poste de Directeur Technique et de Directeur des Systèmes d’Information. En 2005, Lionel RIGAUD créait TRIMANE, société spécialisée dans la BI. Et en 2008, il devient responsable de l’Option Informatique Décisionnelle de l’EISTI et du mastère spécialisé en Informatique Décisionnelle de l’Ecole.
Pourquoi l’Informatique Décisionnelle ?
Lionel RIGAUD : « Je voulais un métier me permettant d’allier l’aspect technique à l’aspect fonctionnel. L’informatique décisionnelle combinait ces deux aspects. »
Le métier d’ingénieur en Business Intelligence ?
LR : « Il doit fournir aux décideurs des indicateurs pertinents pour les aider à piloter leurs activités. Ceci peut paraître simple, mais on se trouve aujourd’hui dans un contexte de surinformation. Toutes les informations sont disponibles et, la plupart, immédiatement. Toutefois, cette abondance d’information nuit à l’analyse. Notre métier consiste donc à fournir des tableaux de bords synthétiques, adaptés à chaque décideur. »
Les qualités requises ?
LR :« Une connaissance du métier des différents interlocuteurs, la récupération des informations dans différents systèmes informatiques hétérogènes et la restitution d’information aux utilisateurs en paramétrant différents outils spécialisés. En parallèle, il faut gérer les phases de conduite de changement, pour faire accepter aux utilisateurs ces nouveaux systèmes et tableaux de bords. »
Les contraintes du métier ?
LR :« La nécessité d’être en veille permanente. Les enjeux concurrentiels sont très forts. Les éditeurs de logiciels en BI fournissent régulièrement de nouvelles versions, de nouvelles fonctionnalités. A nous de fournir aux utilisateurs des outils toujours plus performants. Par ailleurs, le fait d’être proche des enjeux business nécessite une forte adaptabilité, pour tenir compte des évolutions des sociétés. »
Les côtés agréables ?
LR :« Notre métier permet, tout en restant technique, d’être proche des enjeux stratégiques des sociétés. D’où la diversité des tâches à effectuer, la multiplicité des contacts humains à bâtir et la possibilité permanente de découvrir des domaines fonctionnels divers. A chaque contact avec un utilisateur, on apprend beaucoup sur un métier, sur une activité. »
Les qualités d’un bon professionnel ?
LR : « La polyvalence. Un ingénieur en BI doit disposer de compétences techniques, de compétences fonctionnelles et de compétences relationnelles fortes. »
La BI, métier d’avenir ?
LR :« C’est évident. Toutes les sociétés ont besoin de système décisionnel pour piloter leurs activités. Ces systèmes doivent être actualisés en permanence pour s’adapter à l’environnement concurrentiel et aux évolutions technologiques. Par ailleurs, en période de récession, les sociétés veulent avoir une vision plus précise de leurs activités. La BI y participe directement. Les postes en BI sont proposés par des SSII ou des sociétés de conseil. Il existe également des postes en BI dans les sociétés utilisatrices, quel que soit le secteur d’activités. Car, aujourd’hui, toutes les sociétés ont besoin de tableaux de bords pertinents, performants, réactifs. »
Voir l’article sur le site de l’EISTI


